Le mouvement syndical CGT chez les cheminots
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L’histoire de la corporation cheminote et de sa Fédération CGT en quelques dates.


1827 : la première voie ferrée en France est ouverte entre Saint-Étienne et Andrézieux pour acheminer la houille.


1842 : loi fondamentale (loi organique des chemins de fer) inaugurant la construction de réseaux à partir de Paris par des compagnies concessionnaires, poursuivie sous le second Empire et la IIIème République.


1844 : La première grande gare marchandises voit le jour à Paris Batignolles.


1871 : une première « Union fraternelle syndicale » regroupant des roulants est créée.


1890 : naissance de la Chambre syndicale des travailleurs des chemins de fer.


1895 : création du Syndicat national des chemins de fer, qui sera affilié à la CGT naissante dont le secrétaire général, Lagailse, est issu de ses rangs.


1898 : échec de la grève générale des chemins de fer lancée par le Syndicat national, dont la figure de proue est Guérard.


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1910 : « grève de la thune », première grande grève des cheminots français, fortement réprimée mais victorieuse à terme avec en 1911 une augmentation des salaires et l’obtention d’un règlement des retraites.


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27-28 janvier 1917 : naissance de la Fédération Nationale des travailleurs des chemins de fer de France, des Colonies et des pays de Protectorat.


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1919-1920 : plusieurs vagues de grèves se succèdent, très fortement réprimées (arrestations, 18000 révocations). Leur échec nourrira les débats entre révolutionnaires et réformistes, qui se scinderont définitivement en janvier 1922 entre CGT et CGT Unifiée.
C’est à cette même période qu’est accordé un Statut du cheminot.


9-10 décembre 1935 : congrès de réunification des deux tendances.


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31 août 1937 : loi instaurant la Société Nationale des Chemins de fer Français.


30 novembre 1938 : grève générale contre les décrets-lois Daladier Reynaud, remettant en cause les acquis du Front populaire ; les cheminots sont réquisitionnés par le gouvernement. La grève se conclut par un échec.


Août septembre 1939 : 2ème scission : les militants refusant de dénoncer le pacte germano-soviétique sont exclus et poursuivis par les autorités françaises.


7 mars 1942 : Pierre Semard, ex-secrétaire général de la Fédération, emprisonné depuis le 20 octobre 1939, livré aux autorités allemandes, est fusillé à Evreux. Il sera considéré comme le symbole de la Résistance à l’occupant.


17 avril 1943 : dans la clandestinité, par les accords du Perreux, la réunification syndicale est une nouvelle fois conclue, sur le plan confédéral.


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10 août 1944 : le Comité central de grève des cheminots de la région parisienne appelle à la grève à partir d’une dizaine d’établissements (25 cesseront le travail et le 15 août aucun train ne roule en en région parisienne).


1947 : en juin, premier mouvement de grève de l’après-guerre, qui est un succès sur le plan revendicatif. Une grève touchant aussi les fonctionnaires est lancée en novembre-décembre qui se traduit par 19 jours de grève et est aussi l’occasion de la 3ème scission et de la création de « Force ouvrière ».


Octobre 1948 : grève des cheminots en solidarité avec les mineurs.


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Août 1953 : grève unitaire dans le secteur public. Les cheminots défendent avec succès leur système de retraite notamment.


1954-1962 : la CGT soutient la volonté d’indépendance du peuple algérien et agit contre la guerre. Elle développe les luttes pour les revendications, non sans succès.


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Mai-juin 1968 : participation des cheminots à la plus grande grève que l’histoire ait retenue. De multiples acquis sont obtenus.


Septembre 1969 : grève des roulants dont le succès se traduira par l’accord sur les conditions de travail.


Juin 1971: mouvement de grève à la SNCF qui va durer 11 jours.


1978 : le rapport Guillaumat, remettant en cause le service public est le support de plusieurs actions de protestation de la CGT, qui dans le même temps soutient le projet du TGV. L’unité syndicale se réalise sur la base d’un dossier commun sur les transports et s’illustre dans une « journée sans transport », le 7 mars 1979.


30 décembre 1982 : promulgation de la Loi d’Orientation des Transports Intérieurs : la SNCF est transformée en Etablissement Public Industriel et Commercial. La loi sur les comités d’entreprise s’applique à la SNCF et fera l’objet de longues négociations avant d’aboutir à leur définition et au transfert des activités sociales.


25 avril 1985 : manifestation des cheminots d’Europe.


Décembre 1986 – janvier 1987 : grève des cheminots sur la grille des salaires, les retraites et les conditions de travail.


1992 : Première « Eurogrève » chez les cheminots.


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Novembre décembre 1995 : grève des services publics, en réaction contre le « plan Juppé ». Les cheminots, dont le système de retraite et le statut de l’entreprise, via le projet de contrat de plan, sont remis en cause, occupent une grande place dans le mouvement.


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