Que trouve-t-onà l'IHS ?

L’institut conserve essentiellement des archives émanant des activités de la Fédération au niveau national :

  • Congrès,
  • Instances dirigeantes (bureau fédéral, secrétariat fédéral, conseil national, commission exécutive pour les principales),
  • Relations avec les structures locales (unions puis régions, secteurs, syndicats, sections syndicales, sections techniques),
  • Relations avec les pouvoirs publics,
  • Participation aux institutions représentatives de la SNCF (comité de groupe, comité centrale d’entreprise, conseil d’administration, commissions professionnelles centrales (Cpc)-spécificité de la Sncf, elles sont constituées sur la base du métier (Voyageurs, Fret, Matériel et Traction, Équipement, services transverses-),
  • Luttes et activités revendicatives, notamment basées sur les fonctions techniques (matériel, traction, équipement…),
  • Les publications.

On y trouve aussi quelques fonds d’archives de syndicats locaux (Saintes (1915-1947), Dijon (1919-1952), Epernay (1894-1973), Paris Ouest rive-droite (1938-1980)), notamment parce qu’un travail de collecte auprès des syndicats a été mené par Jacquet à partir de 1965 pour la réalisation de son histoire sociale des cheminots. Si bien d’ailleurs que nous disposons aujourd’hui d’un fonds d’archives constitué de ses notes de lecture, de ses notes sur les archives (consultées aux Archives nationales, aux archives de la préfecture de police de paris) et de témoignages ayant servi à la réalisation de l’ouvrage. Ce fonds a été constitué entre 1965 et 1967 représente 14 boîtes d’archives (1.4 ml).

La richesse de l’ensemble du fonds tient notamment à la diversité des supports et à leur complémentarité : archives papiers, photos, audio, vidéo, matériel syndical.

En effet, nous disposons d’un riche fonds iconographique composé de d’affiches, de photographies et de cartes postales. Les photos sont souvent des productions fédérales mais il s’agit également de dons de la part de militants ou d’acquisition (notamment pour les cartes postales).

Les affiches n’ont jusqu’à présent fait l’objet d’aucun traitement. En revanche, un travail de pré-classement des photographies et des cartes postales a été entamé par une militante bénévole. On estime que les documents les plus anciens datent du début du XXe.

Manifestation des femmes en 1967 à Paris, IHS-CGT cheminots.

On trouve parmi ces archives photographiques, des photos de congrès, des congrès fédéraux bien sûr, mais aussi des photos de la participation cheminote aux congrès confédéraux. De la même façon, le fonds contient des photos de manifestations et de grèves mais aussi des séries sur les métiers ferroviaires (roulant, matériel, équipement), les accidents, les activités sociales, la formation syndicale ou encore la main d’œuvre immigrée…

Il s’agit principalement de tirages argentiques noir et blanc, de diapositives couleur ainsi que de photos numériques pour des périodes plus récentes.

La Fédération a également produit des documents audiovisuels : enregistrements sonores de congrès ou de réunions nationales dans les années 1960 par exemple, ou vidéos. Le 1ier film fédéral qui soit connu, est celui de Boris Peskine de 1938 Les routes d’Acier dont les bobines se sont perdues pendant la guerre. Mais dont une copie est revenue de Moscou en passant par la Cinémathèque de Toulouse sous un autre titre (Passions), avant d’être retrouvé par Claude Thiebaut. Ce qui explique que ce film fasse également partie des fonds de Ciné-Archives.

Par ailleurs, l’institut conserve aussi une série d’objets qui recouvre l’ensemble du matériel militant (y compris dès 1917) : pièces, médailles, pin’s, drapeau, banderoles, tee-shirts, autocollants…