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Un nouveau DÉFI

Prétendre retracer en quelques lignes la place des femmes, et particulièrement celle des cheminotes, dans l’activité syndicale de la CGT, tient de la gageure. Il y a tant à dire !

Peu présentes dans une corporation très majoritairement masculine, elles ont longtemps été contestées puis sous-représentées dans les structures syndicales. Néanmoins, dès le début du XXe siècle leur engagement a été manifeste et des responsabilités leur sont confiées.

La CGT, notamment, n’a pas hésité pas à désigner une femme dès la création de la Fédération en 1917, au conseil d’administration de l’Union de l’État. Cette même année, en mai et juin, les cheminotes, recrutées en nombre dans les secteurs les plus durs depuis la Première Guerre mondiale, se mobilisèrent, allant parfois jusqu’à la grève contre les « salaires de famine ».

Un article « Chronique féminine » signé par une femme, Marthe Raynal dans La Tribune des cheminots de décembre 1917 relate une de ces mobilisations durant laquelle 500 salariées de la Compagnie du Nord défilent en silence du boulevard Magenta à la Bourse du Travail.

L’ouverture progressive – mais ô combien lente – de tous les métiers du rail au personnel féminin a, par la suite, accompagné celle de leur syndicalisation au cours du siècle dernier. Leur place dans nos organisations et actions a bougé au fil des évolutions sociales et sociétales arrachées par les luttes professionnelles et/ou générales dans lesquelles les cheminotes se sont investies avec leurs syndicats, quoique pas toujours sans réticences de leur part.

Cette longue histoire ne peut être résumée par ce billet. Il va falloir que l’IHS s’y attelle et que les syndicats de la Fédération contribuent en recueillant les témoignages et en ouvrant leurs archives. Nous avons un nouveau défi à relever !

Christiane Roulet,
membre du bureau de l’IHS des cheminots.