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27 MAI 1943 : naissance du CNR

Le mois dernier, La Tribune revenait sur les Accords du Perreux qui avaient acté la réunification de la CGT « ex-confédérée » et la CGT « ex-unitaire ».

À la suite de ce moment historique, notre confédération a participé à la création d’un organisme illustre, auteur du programme Les jours heureux qui a permis, en autre, la création d’une protection sociale pour tous.

Organiser la paix

Durant la Seconde Guerre mondiale, après la victoire de Stalingrad, l’espoir de vaincre est vif. Pour en finir avec l’occupant et le régime de Vichy, il faut s’unir. C’est sur cette certitude que le 20 avril 1943, huit organisations de la Résistance, six partis politiques et les deux organisations syndicales, la CGT et la CFTC, s’unissent.

Jean Moulin, porté à la tête de ce mouvement, réunit à son domicile, rue du Four à Paris, le Conseil national de la Résistance (CNR), résultat d’un compromis, et en devient le président.

Le 27 mai, le CNR se met concrètement en place. Parmi les membres qui le constituent se trouve Louis Saillant, membre du bureau de la confédération, qui représente la CGT. Il influence le texte définitif du programme du CNR rédigé durant l’été, et qui prend pour titre, Les jours heureux.

Pour la justice sociale

Le programme du CNR, adopté le 15 mars 1944, assure au monde du travail sa liberté retrouvée de presse, d’association, de réunion et de manifestation. Le syndicalisme indépendant reprend ses libertés traditionnelles. La Nation retrouve ses grands moyens de production : les salaires sont réajustés avec la garantie d’un niveau de salaire assurant à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine, le droit au repos est reconnu.

Le CNR instaure également une Sécurité sociale et « une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ». Voilà qui nous renvoie aux luttes unitaires d’aujourd’hui.

Photo : © Coll. IHS-CGT cheminots