Actualités

Une seule CGT

Le 5 mars 1936, à l’issue du Congrès de Toulouse, la CGT retrouvait l’unité perdue en 1921.

La Tribune des cheminots du 15 mars 1936 titrait fièrement : Il n’y a plus qu’une seule CGT.

Notre fédération avait ouvert la voie quelques mois plus tôt lors du congrès de réunification des 9 et 10 décembre 1935. Dans La Tribune du 1er février 1936, Lucien Midol* saluait cet événement en ces mots : « l’Unité syndicale produit ses premiers effets. L’unité fraternelle qui dans un mois va unir dans un seul faisceau des centaines de milliers de syndiqués dans une seule CGT… ».

Cette unité venait à point nommé dans une période particulièrement rude pour les travailleurs et leurs familles qui devaient faire face aux duretés de la vie et aux menaces de guerre.

La résolution adoptée par le congrès de Toulouse énonce les principaux points du plan d’action de la CGT. Elle confirme également que la CGT apporte un soutien vigilant au programme du Comité national du Rassemblement populaire « en vue de mobiliser les masses populaires françaises pour l’amélioration de leur sort et pour la défense et le triomphe de la liberté et de la paix ».

La résolution acte d’autre part la participation de la CGT à des organismes divers « dès l’instant que cette participation s’exerce sous le libre mandat et le contrôle permanent des organisations syndicales pour la défense de l’intérêt général des classes laborieuses contre les privilèges intolérables des oligarchies ».

L’article de La Tribune précité conclut « En avant, maintenant contre le fascisme, contre la guerre, contre les décrets-lois, contre la misère ».

Pierre Delanoue, membre du Bureau de l’IHS.

© Coll. IHS-CGT cheminots, Album76 – Congrès de réunification de la CGT Toulouse, mars 1936

*Lucien Midol : né le 24 septembre 1883 à Château-Châlon (Jura), mort le 26 décembre 1979 à Vouzeron (Cher). Ingénieur des Arts et Métiers, puis mécanicien à la Compagnie du PLM, révoqué en 1920 ; syndicaliste et dirigeant communiste, secrétaire de l’Union PLM puis secrétaire général de la Fédération nationale des chemins de fer, membre du comité central (1924-1959) et du bureau politique du Parti communiste (1926-1938), maire d’Athis-Mons (Seine-et-Oise, Essonne) de 1944 à 1948, député de Seine-et-Oise (1932-1940, 1945-1958). Source : Le Maitron.