MILITANTES CHEMINOTES du XXe siècle
Elles s’appellent Henriette, Pauline, Marguerite… Militantes cheminotes de la Fédération, elles ont contribué à écrire au féminin notre histoire sociale au XXe siècle, et ce, à tous les niveaux de notre organisation.
Henriette fut révoquée en 1930 pour fait syndical. Pauline était employée de bureau au temps du Front populaire. Suzanne, garde-barrière, devint agent de liaison pendant la Seconde Guerre. Ginette fut membre de la rédaction du premier journal féminin de la CGT et du bureau fédéral. Marguerite imposa l’accouchement sans douleur des cheminotes à l’hôpital Foch alors géré par la SNCF. Germaine, syndiquée en 1953, pilota la première conférence des cheminotes.
Bien d’autres encore participèrent à la construction des luttes et contribuèrent aux conquêtes émancipatrices de 1968, aux grèves reconductibles de 1986-1987 et de 1995. Tant d’autres à leur suite – et de plus en plus nombreuses – ont marqué notre histoire de leurs actions et empreintes.
L’IHS a donc décidé de consacrer un prochain numéro des Cahiers de l’institut à ces militantes qui ont tant apporté à notre fédération au cours du siècle dernier. Nous invitons toutes les syndiquées retraitées, militantes, déléguées ayant vécu cette période à se rapprocher de l’institut afin d’y contribuer à partir de leur vécu de femmes dans la CGT et dans l’entreprise.
Un questionnaire est disponible à l’attention de celles qui se sentent motivées à prendre leurs stylos ou leurs claviers et nous transmettre leurs réflexions sur leur perception de la prise en compte de leur condition de femme dans l’organisation syndicale.
Quels ont été, par exemple, leur plus grande satisfaction enregistrée dans leur parcours ou leur plus grand regret éventuel ? Et, pourquoi pas, un message personnel.
Patrick Chamaret, membre du bureau de l’IHS.
Pour recevoir le questionnaire
- Par téléphone : Céline au 01 55 82 84 29
- Par mail : admin.ihs@cheminotcgt.fr
- Par courrier : Institut d’histoire sociale des cheminots 263 rue de Paris, case 546, 93515 Montreuil Cedex.
© Coll. IHS-CGT cheminots